5 Commentaires

  1. Véronique Doduik

    23 janvier 2019 à 18 h 02 min

    Le Bureau des solitudes d’Anne Goscinny
    (chez Grasset, 2002)

    Ce roman m’a été offert par le mari d’Anne Goscinny, journaliste et éditeur au nom un peu désuet et vieille France, Aymar du Chatenet. C’était à l’occasion d’une visite à l’Institut René Goscinny dans le 16e arrondissement de Paris, qu’il a contribué à fonder et enrichir, et qui est aujourd’hui le lieu de référence des archives de son beau-père, René Goscinny, décédé bêtement et ironiquement en 1977 d’un arrêt du cœur au cours d’un test d’effort cardiaque. Je l’avais rencontré au moment de l’exposition « René Goscinny et le cinéma » à la Cinémathèque française où je travaille.
    Anne Goscinny, qui a donc perdu son père à l’âge de 9 ans (elle est née en 1968), est, outre la conservatrice de la mémoire de son père, une romancière que je trouve pleine de talent. Elle a créé en 2004 les éditions Imav, au nom formé par les mots hébreux Ima (la mère) et Av (le père), qu’elle dirige avec son mari, et qui édite et gère les droits du Petit Nicolas.
    J’avais déjà lu d’elle « Le Bruit des clés », qui parle de la façon dont elle a vécu la disparition de son père. J’avais été touchée par la profondeur de son écriture et l’émotion vraie et pudique qu’elle avait su insuffler à ce « roman autobiographique ».
    Le Bureau des solitudes est un peu de la même « pâte ». Le livre met en scène un personnage qui, le jour, est avocat, et devient psychanalyste le soir, à la faveur de la tombée du jour. Il voit défiler dans son cabinet quelques « spécimens » humains (clients au long cours qui reviennent tout au long du livre), embarqués dans des histoires judiciaires inextricables ou dans des histoires personnelles compliquées. Le « narrateur », l’avocat-psychanalyste nous les décrit avec humour et empathie, dans une langue qui, sans être simple, est fluide et très aiguisée. C’est un peu « la comédie humaine » qui défile devant nous. J’ai trouvé ce livre profondément touchant dans son humanité et parfois sa crudité. Les deux « vies » du narrateur se retrouveront réunies dans un « twist » final, je ne vous en dis pas plus.
    Anne Goscinny a écrit une dizaine de romans, je prévois de les lire bientôt.

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  2. Claude

    3 décembre 2018 à 20 h 04 min

    Je recommande « The Guilty ». Premier long métrage d’un certain Gustav Möller. Thriller très original dans sa forme, parfaitement maîtrisé et qui nous colle un stress intense avec des moyens pour le moins minimalistes. Je n’en dis pas plus pour ne rien divulgacher… Allez voir

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  3. Nicolas Verry

    19 avril 2018 à 12 h 34 min

    J’ai lu un livre d’Eric Fottorino sur son père adoptif : « L’homme qui m’aimait tout bas ». J’aime assez ce qu’écrit Fottorino, romans, Mémoires ou essais, et je garde un bon souvenir de celui-ci : c’est sensible, sincère et vivant. Et bien écrit, je trouve.
    Je n’ai pas lu « Questions à mon père », où il s’agit de son père biologique qu’il a retrouvé sur le tard (je crois), mais j’ai bien envie de le lire.
    Le premier figure sur le lien Babelio fourni par Karine (que je remercie), mais pas le second. Quant au second lien il faut être abonné.
    Nicolas

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  4. Karine

    11 avril 2018 à 0 h 00 min

    Bonsoir,

    En suivant les deux liens ci-dessous, il y a de quoi alimenter les lectures sur le thème des relations père/fils :
    https://www.babelio.com/livres-/relation-pere-fils/8098
    https://booknode.com/pere_4938

    En ce qui concerne les lectures du mois, je remercie Véronique pour son invitation à lire « Le Dieu des petits riens » de Arundhati Roy. Ce livre traîne dans ma bibliothèque depuis des années sans que je me décide à l’en déloger. C’est chose faite et il va vite retrouver sa place dans les rayonnages au train où j’avance. je recommande sans réserve.

    A bientôt

    Karine

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  5. Jean Marc Breyton

    10 avril 2018 à 21 h 15 min

    J’ai trouvé les Vivants place Clichy et suis ravi que ce sois écrit gros!

    Côté cinéma je déconseille La tête à l’envers vu aux Cinéastes..

    bien cordialement à tous JM

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